Kinshasa, 16 mars 2026- De fortes détonations ont été entendues à partir de 23h55 ce dimanche dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, notamment à Ndosho, Kyeshero et Mugunga.
Les explosions ont provoqué une vive panique parmi les habitants, surpris en pleine nuit par ces bruits assimilés à des tirs d’armes lourdes ou à des bombardements.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des habitants se sont précipités hors de leurs maisons ou ont cherché refuge dans des endroits jugés plus sûrs, craignant une nouvelle flambée de violence. Dans cette partie de la ville, l’inquiétude est restée palpable pendant de longues minutes alors que l’origine exacte des détonations n’était pas encore clairement établie.
Jusqu’à présent, les rebelles du Mouvement du 23 mars, qui contrôlent la ville, ne se sont pas encore exprimés officiellement sur ces événements ni sur la nature de ces explosions.
Ces nouvelles détonations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la capitale du Nord-Kivu.
Il y a seulement quelques jours, un article faisait état de l’ouverture par la justice française d’une enquête pour crime de guerre après la mort d’une humanitaire française de l’UNICEF, tuée par un engin explosif dans la ville. Cette affaire illustre le climat d’insécurité persistant qui règne dans la région.
Par ailleurs, la situation est davantage alimentée par les déclarations récentes de Willy Mishiki, responsable des Wazalendo, révoqué récemment, qui avait affirmé que les combattants étaient « à la porte de Goma » et prêts à lancer une offensive pour reprendre la ville des mains de rebelles.
Depuis ces annonces, la ville de Goma semble vivre sous une menace permanente, chaque explosion ou détonation ravivant les craintes d’une possible escalade des affrontements dans et autour de la ville.
