Kinshasa, 19 mars 2026- La société civile du Sud-Kivu est sortie de son silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de pressions politiques exercées contre Modeste Bahati Lukwebo, à la suite de ses déclarations sur la révision de la Constitution.
Réunis à Bukavu, le Cadre de concertation et plusieurs mouvements citoyens évoquent une « campagne ciblée » et défendent le droit de l’autorité morale de l’AFDC-A à s’exprimer librement sur une question d’intérêt national.
Dans leur déclaration, ces acteurs accusent certains membres de l’UDPS de mener une forme d’acharnement politique après la prise de position de Bahati Lukwebo.
Ils appellent ainsi les sénateurs à la retenue dans le traitement de la pétition engagée contre lui, estimant qu’une telle démarche risque d’aggraver les divisions et d’alimenter un sentiment d’injustice, notamment dans les provinces de l’Est.
Le coordonnateur du Cadre de concertation, Mick Mutiki, a également sollicité l’implication du président Félix Tshisekedi afin de préserver la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle.
Pour rappel, cette situation fait suite à la sortie médiatique de Bahati Lukwebo à Kinshasa, où il s’était opposé à la révision de la Constitution, estimant que le problème du pays ne réside pas dans le texte mais dans son application.
Ses propos avaient suscité de vives réactions au sein de la majorité, conduisant à une pétition initiée au Sénat par Dany Kabongo Bondanya. Malgré ses excuses publiques et sa réaffirmation de loyauté envers le chef de l’État, la pression politique s’est maintenue jusqu’à sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat, dans un climat de fortes tensions.
