Kinshasa, 10 mars 2026- Dans une note publiée en mars 2026, l’Ebuteli estime que les failles observées dans le fonctionnement des institutions en République démocratique du Congo tiennent davantage au non-respect de la Constitution qu’à ses dispositions.
L’étude met en évidence un glissement vers un présidentialisme de fait, illustré notamment en 2020 par la signature d’ordonnances sans le contreseing du Premier ministre d’alors, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Cette pratique est relevée aussi bien sous Joseph Kabila que sous Félix Tshisekedi.
Le contrôle parlementaire demeure faible, avec seulement 22 des 458 moyens de contrôle examinés entre 2021 et 2025, selon Talatala.
La décentralisation, notamment la rétrocession de 40 % des recettes aux provinces, reste également peu appliquée.
L’Ebuteli ne recommande pas une révision de la Constitution, mais appelle à un respect strict des règles existantes par les acteurs politiques.
