Kinshasa, 25 mars 2026- Le chef d’état-major de l’armée ougandaise a déclaré que Kampala est prête à se retirer de tous ses postes militaires situés entre Lubero et Mahagi, dans l’est de la République démocratique du Congo, en étroite coordination avec le gouvernement congolais.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par des mouvements de troupes observés ces derniers jours dans la région, notamment le retrait signalé de certains éléments de l’AFC/M23 de plusieurs positions qu’ils occupaient depuis longtemps autour de Lubero.
Selon les autorités militaires ougandaises, ce retrait s’inscrit dans une logique de coordination sécuritaire avec Kinshasa et vise à renforcer la stabilité dans l’est du pays. Kampala affirme vouloir agir dans le respect des engagements bilatéraux et des mécanismes régionaux de paix afin de favoriser une désescalade des tensions.
Cependant, cette annonce intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, marqué par les récents accords de paix entre la RDC et le Rwanda, soutenus par plusieurs partenaires internationaux.
Dans les milieux politiques et sécuritaires, certains observateurs estiment que cette décision pourrait être liée à des pressions extérieures, notamment de la part des États-Unis et d’autres acteurs internationaux, qui encouragent une réduction des présences militaires étrangères sur le territoire congolais afin de faciliter la mise en œuvre des accords de paix et la stabilisation durable de la région.
Pour d’autres analystes, il ne s’agirait pas uniquement d’une pression internationale, mais plutôt d’une stratégie militaire et diplomatique visant à redéfinir les positions des forces engagées dans la lutte contre les groupes armés.
Le retrait ougandais pourrait ainsi permettre une réorganisation des opérations sécuritaires, tout en évitant toute confusion dans les zones où plusieurs forces armées opèrent simultanément.
Par ailleurs, le retrait progressif des éléments de l’AFC/M23 autour de Lubero renforce l’idée d’une dynamique régionale en faveur d’un apaisement sécuritaire.
Reste à savoir si ce retrait marquera réellement une étape vers la stabilisation durable de l’est de la RDC ou s’il s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement militaire et politique.
