Kinsshasa, 30 mars 2026- Deux officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été présentés publiquement par le chef d’état-major général, accusés de collusion avec la rébellion AFC/M23 dans la région du Grand Katanga. Cette affaire met en lumière une tentative d’infiltration au sein de l’armée et renforce les inquiétudes sur la sécurité intérieure.
Selon des sources militaires, ces officiers sont soupçonnés d’avoir recruté des combattants pour le compte de la rébellion AFC/M23, dans le but de déstabiliser la région. Leur arrestation s’inscrit dans le cadre des enquêtes menées après la tentative d’insurrection déjouée à Mitwaba, dans la province du Haut-Katanga.
Les investigations ont débuté après l’interpellation de plusieurs miliciens du groupe Bakata Katanga.
Les services de renseignement ont alors remonté une chaîne de complicités qui a conduit à l’identification de ces deux officiers supérieurs, accusés d’entretenir des liens avec la rébellion et de faciliter le recrutement de combattants.
La présentation publique de ces suspects par le chef d’état-major général des FARDC marque une nouvelle étape dans la lutte contre les infiltrations et les complicités internes au sein de l’armée congolaise. Les autorités militaires affirment vouloir renforcer la discipline et la loyauté au sein des troupes afin de prévenir toute tentative de déstabilisation.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par les conflits persistants dans l’Est de la RDC et les menaces de groupes armés dans plusieurs provinces. Elle soulève de sérieuses préoccupations quant à la fiabilité de certains éléments des forces armées et souligne la nécessité d’un contrôle rigoureux des effectifs militaires.
Les autorités promettent de poursuivre les enquêtes afin d’identifier tous les réseaux impliqués et de traduire en justice les responsables de cette tentative de collusion avec la rébellion.
