Kinshasa, 28 avril 2026- Dix jours après la signature de l’accord du 17 avril 2026 à Genève entre Kinshasa et le mouvement rebelle AFC/M23, aucun prisonnier n’a encore été libéré, alors que le délai convenu est désormais dépassé.
Cet accord, conclu sous l’implication de plusieurs acteurs internationaux dont les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine et le Togo, prévoyait notamment des mesures de confiance entre les parties, parmi lesquelles la libération de détenus.
Selon les engagements annoncés, Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC/M23 et acteur clé des négociations de Doha, avait déclaré que 311 prisonniers affiliés au mouvement devaient être libérés, ainsi que 166 détenus du côté gouvernemental. Une annonce qui avait suscité un espoir prudent quant à une possible désescalade du conflit dans l’Est de la RDC.
Cependant, sur le terrain, aucune mise en œuvre concrète de cette disposition n’a été observée. Ce retard alimente les inquiétudes sur la sincérité des engagements pris et sur la capacité des parties à respecter les termes de l’engagement.
Des analystes estiment que ce blocage pourrait fragiliser davantage la confiance déjà précaire entre Kinshasa et l’AFC/M23, et compromettre les efforts diplomatiques en cours.
Dans un contexte sécuritaire toujours volatile dans l’Est du pays, le respect des engagements pris à Genève est désormais attendu avec insistance par la communauté internationale, qui voit dans cet accord une étape cruciale vers une désescalade durable.
