Kinshasa, 2 juin 2026- À quelques heures de la journée « ville morte » décrétée par une partie de l’opposition à Kinshasa, le président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo Mafo, a lancé un appel à la mobilisation citoyenne des jeunes en faveur de la stabilité, du travail et du respect des institutions républicaines.
Dans sa déclaration de ce mardi, le leader des jeunes et entrepreneur, a invité les jeunes Congolais et l’ensemble de la population à ne pas répondre aux appels au boycott et à poursuivre normalement leurs activités le 3 juin. Selon lui, la jeunesse doit demeurer un acteur de cohésion nationale et contribuer à la préservation de la paix sociale dans un contexte marqué par des débats sur l’avenir institutionnel du pays.
Patrick Katengo estime que les jeunes ont un rôle à jouer dans les discussions relatives à l’évolution de la Constitution, mais que cette participation doit s’exprimer à travers les mécanismes démocratiques prévus par les lois de la République. Il considère que les mots d’ordre de paralysie ou de boycott ne constituent pas une réponse appropriée aux défis auxquels le pays est confronté.
« La jeunesse congolaise ne cédera ni aux appels au boycott ni aux tentatives de déstabilisation. Elle reste attachée aux valeurs républicaines, à la paix et à la consolidation des institutions », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient alors que l’opposition, menée notamment par Jean-Marc Kabund et la plateforme C64, appelle les habitants de Kinshasa à observer une journée « ville morte » pour protester contre un éventuel changement de la Constitution. Une initiative que le président du FNJ rejette, estimant qu’elle risque de perturber davantage les activités économiques et sociales de la population.
Le dirigeant du Forum National de la Jeunesse affirme, au contraire, qu’une partie importante de la jeunesse souhaite participer aux débats sur les réformes institutionnelles dans un esprit constructif. Il souligne que les jeunes doivent faire preuve de maturité politique et privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
Réitérant son soutien à la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, Patrick Katengo Mafo a indiqué que la jeunesse reste ouverte aux réformes qu’elle juge bénéfiques pour l’avenir du pays. « Sereins, nous restons prêts au changement de la Constitution », a-t-il affirmé, présentant cette perspective comme un sujet de débat démocratique plutôt qu’un motif de blocage.
À la veille du 3 juin, deux visions s’opposent ainsi sur la scène politique congolaise : celle de l’opposition, qui appelle à la contestation à travers une journée de paralysie, et celle portée par le Forum National de la Jeunesse, qui mise sur la participation citoyenne, la stabilité et l’accompagnement des réformes par les voies institutionnelles.
