Kinshasa, 4 juin 2026.- Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a été auditionné ce jeudi par la Commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée nationale afin de faire le point sur les mécanismes de redistribution des revenus miniers au profit des communautés locales.
Au cours de cette séance de travail, le ministre a présenté l’état de mise en œuvre de trois instruments clés du Code minier : la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières destinée aux communautés locales, les cahiers des charges de responsabilité sociétale ainsi que la redevance minière.
Selon Louis Watum Kabamba, ces mécanismes ont permis de mobiliser d’importantes ressources financières qui ont servi à financer plusieurs projets communautaires dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, des infrastructures de base, de l’agriculture, de l’énergie et de la formation professionnelle.
Le patron des Mines a également exposé les progrès réalisés dans les réformes du secteur, tout en reconnaissant l’existence de défis liés à la gestion et au suivi des fonds alloués aux populations locales. Il a assuré que le gouvernement travaille à renforcer davantage la transparence, la redevabilité et l’efficacité dans la gestion des revenus issus de l’exploitation minière.

Les échanges entre le ministre et les députés nationaux ont aussi porté sur les perspectives de développement du secteur minier ainsi que sur la préparation de l’après-mine, avec l’ambition de transformer durablement les ressources naturelles en opportunités économiques et sociales pour les générations futures.
Les élus ont profité de cette rencontre pour aborder les questions relatives à la gouvernance minière, à la contribution du secteur au développement local et à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les zones d’exploitation.

Conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Louis Watum Kabamba est attendu de nouveau devant la commission dans un délai de quarante-huit heures afin de fournir des éclaircissements complémentaires sur certaines préoccupations soulevées lors des débats.
