Kinshasa, 10 juin 2026-Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, mardi 9 juin, quatre projets de loi autorisant la ratification d’accords de financement conclus entre le gouvernement congolais et la Banque africaine de développement (BAD), pour un montant total de 693,42 millions de dollars américains.
La décision a été prise au cours d’une séance plénière présidée par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde. Ces financements sont destinés à soutenir plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le développement du pays.
Selon les détails présentés aux sénateurs, une enveloppe de 117,42 millions de dollars sera affectée au développement agro-industriel afin de renforcer la production agricole et contribuer à la transformation locale des produits.
Un montant de 26 millions de dollars est prévu pour l’assistance humanitaire dans l’Est de la RDC, une région confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité et aux déplacements massifs des populations.
Le secteur de l’éducation bénéficiera également d’un financement important de 300 millions de dollars destiné à la modernisation de quinze instituts techniques et professionnels. Ce programme vise notamment à former près de 120 000 jeunes à l’horizon 2029 afin de renforcer l’employabilité et les compétences techniques de la jeunesse congolaise.
Par ailleurs, 250 millions de dollars seront consacrés au programme d’assainissement urbain « Kinshasa Ezo Bonga », lancé pour améliorer la gestion des déchets, l’assainissement et le cadre de vie dans la capitale congolaise.
Au cours de la même séance, les sénateurs ont exprimé leurs préoccupations face aux contestations récurrentes de titres fonciers pourtant régulièrement délivrés par l’administration. Ils ont interpellé la ministre des Affaires foncières sur cette problématique et l’ont appelée à accélérer le processus de numérisation du cadastre.
Les élus estiment que cette réforme permettra de mieux sécuriser les droits fonciers des citoyens, de limiter les conflits liés à la propriété des terres et de lutter plus efficacement contre les fraudes dans le secteur foncier.
