Kinshasa, 15 juin 2026- Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a vivement réagi aux accusations de violences formulées par l’opposition à la suite de la dispersion du sit-in organisé le 12 juin à Kinshasa. Lors d’une intervention publique, le président a.i du parti a soutenu que certains opposants auraient orchestré une stratégie destinée à faire croire à une répression plus importante qu’elle ne l’aurait été en réalité.
Selon lui, les leaders et militants de l’opposition s’étaient préalablement concertés pour porter des chemises blanches, avant de se jeter eux-mêmes des tomates afin de simuler des violences et accréditer la thèse de blessures infligées lors de la dispersion du sit-in.
Cette déclaration intervient alors que les événements du 12 juin continuent de susciter de vives controverses. Tandis que plusieurs figures de l’opposition dénoncent un usage excessif de la force par les services de sécurité, les autorités et les responsables de la majorité contestent cette version des faits et accusent leurs adversaires politiques de manipulation de l’opinion publique.
Les propos d’Augustin Kabuya risquent d’alimenter davantage les tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition, déjà exacerbées par les divergences autour des conditions d’organisation de la manifestation. De leur côté, les organisateurs du sit-in maintiennent que plusieurs militants ont été victimes de brutalités lors de l’intervention des forces de l’ordre.
Dans un climat politique marqué par une forte polarisation, les appels à l’établissement des responsabilités et à une clarification indépendante des faits se multiplient afin de faire toute la lumière sur les incidents survenus à Kinshasa.
