Kinshasa, 17 juin 2026- Le sénateur d’opposition Salomon Kalonda a adressé une lettre ouverte au président de la République, Félix Tshisekedi, dans laquelle il l’exhorte à retirer la proposition de loi portant organisation du référendum, qu’il considère comme une étape vers une révision de la Constitution.
Dans sa correspondance, le haut cadre de Ensemble pour la République estime que le contexte actuel, marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et les tensions politiques internes, ne favorise pas l’ouverture d’un débat constitutionnel.
Selon lui, une telle initiative risquerait d’accentuer les divisions et de fragiliser davantage la stabilité nationale.
« La Nation attend de vous le retrait de cette proposition de loi référendaire controversée », écrit Salomon Kalonda, appelant le chef de l’État à privilégier les urgences sécuritaires, économiques et sociales auxquelles le pays est confronté.
Dans un ton particulièrement solennel, le sénateur invite Félix Tshisekedi à revoir sa position avant qu’il ne soit trop tard.
« Il est encore temps, Monsieur le Président, de rester du côté du peuple », affirme-t-il, avant d’ajouter : « Il est encore temps de rester du bon côté de l’histoire ».
Pour l’opposant, toute réforme touchant à l’architecture institutionnelle du pays devrait faire l’objet d’un large consensus national afin d’éviter toute contestation susceptible d’alimenter les tensions politiques.
Au moment où les discussions autour du référendum s’intensifient, Salomon Kalonda choisit d’interpeller directement le chef de l’État sur les conséquences d’une telle initiative.
Pour le sénateur, la priorité devrait rester la restauration de la sécurité, la cohésion nationale et la réponse aux préoccupations quotidiennes des Congolais plutôt que l’ouverture d’un débat constitutionnel susceptible de raviver les tensions politiques.
