Goma, 21 juin 2026- Malgré l’exil, les réfugiés congolais installés au Burundi continuent d’afficher un attachement profond à leur pays d’origine. À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée le 20 juin, leur parcours rappelle que derrière chaque statistique se cachent des destins bouleversés, mais aussi une résilience remarquable nourrie par l’espoir d’un retour au pays.
Des milliers de Congolais vivent encore dans différents camps d’accueil au Burundi après avoir fui les violences armées qui persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Arrachés à leurs villages, à leurs terres et parfois séparés de leurs proches, ils tentent de reconstruire leur quotidien dans un environnement marqué par la promiscuité, l’incertitude et les difficultés économiques.
Pourtant, malgré les épreuves de l’exil, leur amour pour la RDC demeure intact. Ces derniers jours, un élan de joie a traversé plusieurs sites d’accueil grâce aux écrans géants installés à l’initiative du président Félix Tshisekedi afin de permettre aux réfugiés de suivre les rencontres des Léopards.
Le temps d’un match, les chants patriotiques ont résonné dans les camps. Les sourires ont remplacé les inquiétudes et les drapeaux congolais ont flotté au-dessus de la foule. Hommes, femmes et enfants ont vibré à l’unisson derrière leur sélection nationale, démontrant que l’éloignement géographique n’efface ni l’identité ni le sentiment d’appartenance à la nation.
Pour de nombreux réfugiés, ces instants de communion ont représenté bien plus qu’un simple rendez-vous sportif. Ils ont constitué une parenthèse d’espérance et un rappel fort des liens qui les unissent toujours à leur pays.
« Nous avons quitté nos maisons, mais nous n’avons jamais cessé d’aimer notre pays », confie une réfugiée congolaise rencontrée dans un camp du Burundi, traduisant le sentiment partagé par nombre de ses compatriotes.
À l’occasion de cette Journée mondiale des réfugiés, leur message demeure sans équivoque : ils aspirent avant tout à la paix, à la sécurité et à un retour digne dans leurs communautés d’origine. En attendant que les conditions soient réunies, ils continuent de faire preuve d’une grande capacité de résistance face à l’adversité, tout en gardant l’espoir d’un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour la République démocratique du Congo.
Leur histoire rappelle qu’au-delà du statut de réfugié, il y a des femmes, des hommes et des enfants qui rêvent simplement de retrouver leur terre, leurs familles et la vie qu’ils ont été contraints d’abandonner.
