Fizi, 6 juillet 2026- La situation humanitaire dans les hauts et moyens plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, suscite de fortes inquiétudes après plusieurs signalements de bombardements ayant touché des zones habitées, selon des organisations de défense des droits humains actives dans la région.
Ces ONG affirment que les récentes attaques ont eu des conséquences directes sur les populations civiles, notamment les femmes, les enfants et d’autres personnes vulnérables, qui figureraient parmi les principales victimes. Elles estiment que ces frappes aggravent une situation déjà marquée par des déplacements forcés, une insécurité alimentaire croissante et des difficultés d’accès aux services de santé.
Dans leurs réactions, ces organisations rappellent les obligations des parties en conflit en matière de protection des civils. Elles soulignent la nécessité de respecter les principes fondamentaux du droit international humanitaire, en particulier la distinction entre objectifs militaires et populations civiles.
« Les populations civiles ne doivent jamais être prises pour cible ou exposées aux effets des combats », insistent-elles, appelant toutes les parties engagées dans les hostilités à éviter toute action susceptible d’aggraver la crise humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.
Les ONG appellent également les autorités compétentes ainsi que les acteurs humanitaires à faciliter l’accès à l’assistance dans les zones affectées. Elles demandent en parallèle la mise en place de mécanismes de documentation des éventuelles violations du droit international humanitaire, afin de permettre l’établissement des responsabilités.
Alors que les tensions persistent dans les hauts plateaux de Fizi, les organisations de défense des droits humains redoutent une détérioration rapide de la situation humanitaire si des mesures urgentes de protection des civils ne sont pas renforcées.
