Lubumbashi, 30 juillet 2026 – À quelques jours de l’arrivée annoncée du président Félix-Antoine Tshisekedi à Lubumbashi dans le cadre de sa tournée d’itinérance, plusieurs actions surprenantes des autorités provinciales attirent l’attention de la population.
Parmi elles figure une opération d’évacuation d’enfants en rupture familiale, communément appelés « shegue ».
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, la ministre provinciale en charge du Genre apparaît supervisant leur embarquement à bord d’un bus.
Pourtant, dépuis plusieurs années, ces enfants sont visibles dans les grandes artères du centre-ville de Lubumbashi et sur des place publiques notamment la Poste, Kamanyola non loin du gouvernorat et dans différents quartiers de Lubumbashi où des habitants les accusent d’extorquer des passants, d’intimider des automobilistes et de se livrer à divers actes d’incivisme.
Malgré les multiples alertes lancées par la population, beaucoup estiment que les réponses des autorités sont restées insuffisantes.
Le déclenchement de cette opération à quelques jours de l’arrivée du chef de l’État soulève une question : pourquoi attendre une visite présidentielle pour agir sur un phénomène dénoncé depuis longtemps ?
D’autres s’interrogent également sur la pérennité de cette initiative et se demandent si ces enfants ne réapparaîtront pas dans les rues une fois la visite présidentielle terminée.
Parallèlement, la mairie de Lubumbashi a intensifié les travaux d’évacuation des immondices et d’assainissement de plusieurs artères de la ville. Là encore, certains habitants saluent ces efforts tout en souhaitant qu’ils s’inscrivent dans la durée plutôt qu’à l’occasion d’une visite officielle.
