Kinshasa, 31 juillet 2026- La Cour de cassation a clôturé, ce vendredi 31 juillet, l’instruction de l’affaire liée au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), dans laquelle sont poursuivis notamment l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et l’ancien coordonnateur du fonds, Chançard Bolukola. Les plaidoiries sont prévues pour le 5 août prochain.
L’audience s’est tenue en l’absence de Constant Mutamba et de ses avocats, qui ont boycotté les débats après avoir quitté avec fracas la précédente audience.
L’ancien garde des Sceaux avait alors dénoncé ce qu’il considère comme des irrégularités de procédure, contestant notamment la régularité de sa citation à comparaître et accusant certains greffiers d’avoir introduit de fausses mentions dans les actes judiciaires.
Malgré cette absence, la Cour a poursuivi l’examen du dossier et s’est déclarée suffisamment éclairée pour mettre fin à la phase d’instruction. Les parties sont désormais attendues pour les plaidoiries qui marqueront l’une des dernières étapes avant le prononcé du verdict.
Le dossier porte sur des décaissements contestés au sein du FRIVAO, notamment un paiement de 14,3 millions de dollars en faveur de la société Congo Energy. Constant Mutamba et les autres prévenus sont poursuivis pour des opérations financières que le ministère public considère comme irrégulières.
Très suivie par l’opinion publique, cette affaire connaît plusieurs rebondissements depuis son ouverture. Le 27 juillet dernier, Constant Mutamba avait quitté la salle d’audience en dénonçant une procédure qu’il juge biaisée, affirmant préférer boire la ciguë comme Socrate plutôt que de cautionner ce qu’il qualifie d’arbitraire judiciaire.
