Lubumbashi, 1er août 2026-Le président de la République, Félix Tshisekedi, a ordonné une riposte ferme contre la fraude qui sévit aux postes frontaliers de la République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le poste de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, où les pratiques connues sous les appellations « Bamba roho » et « Bilanga » continuent d’alimenter les circuits illicites au détriment des recettes publiques.
Réuni ce samedi à Kaniama Kasese, dans le Haut-Lomami, le Conseil des ministres a examiné cette situation jugée préoccupante.
Le ministre du Commerce extérieur a indiqué que ces pratiques constituent un obstacle majeur à la gouvernance des échanges commerciaux et à l’économie nationale, réaffirmant la volonté du gouvernement de restaurer l’autorité de l’État à cette frontière stratégique entre la RDC et la Zambie.
Malgré la présence des autorités provinciales, ce désordre s’est installé et perdure sous l’œil impuissant du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, désormais sommé de passer à l’action.
Face à cette persistance de la fraude, le chef de l’État a décidé de renforcer la pression sur les autorités compétentes afin que des mesures concrètes soient enfin appliquées.
À cet effet, Félix Tshisekedi a instruit les ministres de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, des Finances, de la Décentralisation et du Commerce extérieur de rétablir sans délai l’ordre dans les postes frontaliers.
Il a également prévenu que tout agent ou fonctionnaire de l’État impliqué dans des réseaux de fraude fera l’objet de sanctions disciplinaires et judiciaires.
Le président de la République a, en outre, chargé le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga d’assurer le suivi rigoureux et la mise en œuvre effective de ces décisions sur le terrain, une mission qui le place désormais en première ligne dans la lutte contre les irrégularités observées à Kasumbalesa.
Ces instructions interviennent quelques jours après une mission d’inspection effectuée à Kasumbalesa par les ministres du Commerce extérieur et de l’Entrepreneuriat, qui avaient constaté de près les dysfonctionnements affectant le principal poste frontalier entre la RDC et la Zambie.
