Kinshasa, 27 août 2026- À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre prochain, la menace d’une paralysie du système éducatif se précise. Le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) a annoncé la non-reprise des cours, faute d’un consensus avec le gouvernement sur plusieurs revendications jugées prioritaires.
Réunis en assemblée générale, les membres du SYECO ont décidé de maintenir leur mouvement de contestation en dénonçant l’absence de réponses concrètes à leurs préoccupations.
Parmi les principales revendications figurent la mécanisation et le paiement des enseignants Nouvelles Unités (NU) et Non Payés (NP), l’octroi d’un salaire mensuel de 500 dollars américains, l’amélioration de la couverture sanitaire ainsi que la garantie de meilleures conditions de retraite.
Dans une déclaration lue par la secrétaire générale du syndicat, Cécile Tshiyombo, le SYECO a appelé les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école dès le premier jour de la rentrée scolaire.
Le syndicat estime que le gouvernement n’a pas suffisamment pris en compte les préoccupations des enseignants malgré les différentes discussions engagées. Il tient les autorités pour responsables des perturbations qui pourraient affecter le calendrier scolaire si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par les négociations entre le banc syndical et le ministère de l’Éducation nationale, alors que des milliers d’élèves à travers le pays se préparent à reprendre le chemin de l’école après les vacances.
Au-delà de ce bras de fer entre les enseignants et le gouvernement, la question de l’amélioration des conditions de travail du personnel éducatif et de la qualité de l’enseignement demeure au cœur des défis du système éducatif congolais.
