Kinshasa, 28 août 2026 – Les réactions continuent d’affluer au lendemain de l’annonce par le président Félix Tshisekedi de la convocation d’un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Parmi les voix critiques figure celle de Christian Mwando, qui estime que les conditions définies par le Chef de l’État risquent de compromettre les chances d’une résolution durable de la crise.
Selon l’opposant, l’exclusion des acteurs ayant pris les armes constitue un obstacle majeur à l’objectif de réconciliation nationale affiché par les autorités. Il considère que le schéma présenté ne répond pas aux exigences d’un véritable dialogue capable de mettre fin aux tensions politiques et sécuritaires qui secouent le pays.
« Ce que propose le président Tshisekedi est une vaste kermesse qui ne va pas mettre un terme au conflit. Vous constaterez avec moi que le terme inclusif n’a plus été utilisé », a déclaré Christian Mwando, remettant en question l’approche retenue pour ce processus.
L’opposant s’est également interrogé sur la coexistence entre le dialogue annoncé et les discussions déjà engagées dans d’autres cadres, notamment à Doha.
« Qu’est-ce qui est dit à Doha qui ne peut pas être dit au dialogue ? Je doute fort que l’opposition adhère au schéma proposé », a-t-il ajouté.
Ces déclarations illustrent les premières réserves exprimées par une partie de l’opposition à propos de l’initiative présidentielle. Alors que le pouvoir présente ce dialogue comme un cadre destiné à traiter les causes profondes des crises récurrentes que traverse la RDC, plusieurs acteurs politiques s’interrogent déjà sur son caractère inclusif et sur les conditions de participation des différentes parties prenantes.
Au-delà de cette controverse, la question de l’adhésion des principales forces politiques et sociales au processus apparaît comme l’un des enjeux majeurs de la réussite du dialogue national annoncé par le Chef de l’État.
