Kinshasa, 01 septembre 2026 – L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo continue de peser lourdement sur le système sanitaire national. Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), publié le 31 août, le pays enregistre désormais 6 100 cas confirmés et 2 950 décès, portant le taux de létalité à 48,4 %.
Les données officielles indiquent que six provinces restent affectées par la maladie. Toutefois, les autorités sanitaires notent une relative stabilisation de la propagation géographique du virus. Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée au cours des dernières 24 heures, les efforts de riposte demeurant concentrés sur les foyers déjà identifiés.
L’Ituri continue de représenter le principal épicentre de l’épidémie, où sont déployées une grande partie des équipes de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation communautaire. Les autorités poursuivent également les opérations de recherche active des cas et de suivi des personnes ayant été en contact avec des patients infectés.
Le rapport souligne par ailleurs que le suivi des contacts reste au-dessus du seuil opérationnel recommandé, atteignant 86,3 % à l’échelle nationale. Cet indicateur est considéré comme essentiel pour interrompre les chaînes de transmission et limiter l’apparition de nouveaux foyers.
Face à cette crise sanitaire, les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux maintiennent les mesures de surveillance, de prévention et de prise en charge afin de contenir l’épidémie et réduire son impact sur les populations touchées. Malgré la stabilisation observée dans certaines zones, la vigilance reste de mise en raison du niveau élevé de mortalité enregistré depuis le début de la flambée.
