Kinshasa, 16 septembre 2026- Martin Fayulu dénonce les incidents survenus lors de la marche organisée par la coalition C64 à Kinshasa. L’opposant congolais affirme que les manifestants ont été attaqués à Limete, alors qu’ils suivaient, selon lui, l’itinéraire convenu avec l’Hôtel de Ville.
Dans sa réaction, Martin Fayulu accuse des personnes armées, qu’il présente comme des membres d’une milice liée à l’UDPS, d’avoir pris pour cible les manifestants.
Il reproche également à la police d’avoir fait usage de gaz lacrymogènes contre les marcheurs, estimant que cette intervention aurait facilité l’action des assaillants.
L’opposant demande à l’Hôtel de Ville de Kinshasa de s’expliquer sur le déroulement des événements et au gouvernement de répondre aux accusations portées contre les forces de sécurité et les personnes mises en cause.
Martin Fayulu affirme par ailleurs que les autorités auraient dû assurer la protection des manifestants conformément à l’itinéraire préalablement convenu.
Il dénonce ainsi ce qu’il considère comme un guet-apens et s’interroge sur les circonstances ayant entouré les violences enregistrées lors de cette manifestation.
C’est dans ce contexte qu’il a lancé une déclaration visant directement le chef de l’État : « Le Dieu que je sers va s’occuper de Tshisekedi. »
Martin Fayulu estime également que le recours présumé à une milice politique, parallèlement à la présence des forces de sécurité, traduirait, selon lui, une forme de délégation de la violence politique.
Ces déclarations constituent la version de Martin Fayulu sur les incidents. Les autorités de Kinshasa, les responsables de la sécurité et les personnes mises en cause restent appelés à donner leur version des faits afin d’établir les circonstances exactes des violences et les éventuelles responsabilités.
