Kinshasa, 23 septembre 2026 — Au lendemain de la marche organisée ce mardi par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo, l’opposant Jean-Marc Kabund monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une politique de deux poids, deux mesures dans la gestion des manifestations politiques.
Dans une déclaration publiée après la mobilisation du parti présidentiel, l’ancien président intérimaire de l’UDPS établit un parallèle avec la marche organisée une semaine plus tôt par la Coalition Article 64 (C64), dont il dénonce la répression.
« Une semaine seulement après avoir réprimé dans la violence la marche pacifique de la C64, le pouvoir autorise, sécurise et encadre la manifestation de la majorité présidentielle », écrit Jean-Marc Kabund.
Pour l’opposant, cette différence dans l’encadrement des manifestations constitue une atteinte au principe d’égalité dans l’exercice des libertés publiques.
Jean-Marc Kabund estime que la liberté de manifester n’est pas un privilège du pouvoir, mais un droit constitutionnel qui doit bénéficier à l’ensemble des citoyens et des formations politiques, qu’elles soient dans la majorité ou dans l’opposition.
Il dénonce ainsi ce qu’il qualifie de démocratie à géométrie variable, estimant que les conditions d’exercice des libertés publiques ne devraient pas dépendre de l’appartenance politique des organisateurs.
Dans la suite de son message, Jean-Marc Kabund réaffirme le soutien qu’il apporte aux revendications de la C64, notamment sur la défense de l’ordre constitutionnel et des libertés publiques.
« La C64 continuera à défendre l’ordre constitutionnel et les libertés publiques, sans intimidation ni recul », affirme-t-il.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par deux mobilisations successives : celle de la C64 le 15 septembre, puis celle de l’UDPS le 22 septembre. Ces rassemblements illustrent les divergences persistantes entre le camp présidentiel et une partie de l’opposition autour des questions constitutionnelles et de l’avenir politique du pays.
À travers cette déclaration, Jean-Marc Kabund entend également interpeller les autorités sur la nécessité, selon lui, de garantir les mêmes libertés publiques à tous les acteurs politiques.
