Kinshasa, 23 septembre 2026- La République démocratique du Congo dispose encore d’une marge pour recourir à l’emprunt afin de financer ses investissements, notamment dans les infrastructures, selon le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito.
Lors d’un exercice de redevabilité avec la presse, le ministre a indiqué que la dette extérieure de la RDC se situe actuellement autour de 11 milliards de dollars, pour un Produit intérieur brut (PIB) estimé à 137 milliards de dollars.
Sur cette base, Adolphe Muzito estime que le pays reste à un niveau d’endettement relativement faible et peut encore mobiliser des financements pour soutenir son développement.
Le ministre défend notamment le recours à l’emprunt pour financer des projets dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports.
Pour 2027, le gouvernement prévoit de mobiliser environ 4 milliards de dollars de nouveaux emprunts, alors que les ressources propres de l’État devraient rester la principale source de financement du budget.
Adolphe Muzito évoque également une capacité théorique d’endettement pouvant atteindre 100 milliards de dollars, si la dette publique reste en dessous de 50 % du PIB.
Il précise toutefois qu’il s’agit d’une capacité théorique et non d’un montant que le pays devrait forcément emprunter. Les conditions de financement et le coût du remboursement doivent également être pris en compte.
D’après les données de la Direction générale de la dette publique (DGDP), les principaux indicateurs restent sous les seuils retenus pour mesurer la viabilité de la dette. La valeur actuelle de la dette extérieure représente notamment 10 % du PIB, contre un seuil de 30 %.
Le gouvernement entend ainsi utiliser l’endettement pour financer des infrastructures tout en veillant à maintenir la dette à un niveau soutenable.
