Kinshasa, 26 septembre 2026- Un crash d’avion survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, a coûté la vie à plusieurs personnes, parmi lesquelles les lieutenants-généraux Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire, et Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire.
Le dossier prend une autre dimension à la lumière de l’ordre de mission attribué au ministère de la Défense, qui prévoyait un déplacement par voie routière sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa. Les deux hauts responsables militaires se sont pourtant retrouvés à bord de l’appareil qui s’est écrasé à Kenge, alors que le document ne mentionnait pas de transport aérien.
Cette différence de moyen de transport soulève plusieurs questions. Qui a autorisé ou organisé le recours à l’aéronef ? Dans quelles circonstances la décision de quitter le trajet routier a-t-elle été prise ? Et pourquoi la délégation a-t-elle finalement emprunté la voie aérienne ?
Les conditions dans lesquelles l’appareil a été utilisé devront également être établies. Des sources l’ont identifié comme un Let 410 immatriculé 9S-GUC. L’identité de son opérateur, les conditions de son affrètement ou de sa mise à disposition ainsi que son état technique devront notamment être vérifiés par les enquêteurs.
Le crash a également emporté plusieurs autres membres de la délégation. Le bilan, initialement annoncé à 13 morts, a ensuite été porté à 17 victimes, selon le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, faisant état de 16 adultes et d’un bébé.
Les autorités devront désormais reconstituer la chronologie exacte du déplacement, déterminer les circonstances dans lesquelles le vol a été décidé et établir les conditions ayant précédé l’accident. L’enquête devra permettre de distinguer les éléments établis des différentes questions encore ouvertes autour de ce drame.
