Kinshasa, 27 septembre 2026- La proposition de loi du député national Pacquis Nganini sur l’interruption médicalisée de grossesse suscite déjà une réaction au sein de l’Assemblée nationale.
Son collègue Paul-Gaspard Ngondankoy s’y oppose fermement et appelle les parlementaires à empêcher la poursuite de son examen.
Dans une lettre adressée aux députés nationaux et aux sénateurs, Paul-Gaspard Ngondankoy se présente comme un « objecteur de conscience » et demande de « barrer la route » à cette initiative.
Il estime que le texte défendu par Pacquis Nganini ouvrirait la voie à une légalisation de l’interruption de grossesse qu’il considère comme contraire au respect de la vie humaine.
L’élu fonde principalement son opposition sur l’article 16 de la Constitution congolaise, qui dispose que « toute personne a droit à la vie » et que « nul ne peut être soumis à la peine de mort ».
Il soutient que cette disposition constitutionnelle doit être prise en compte dans l’examen de la proposition de loi et affirme qu’aucune loi ou convention internationale ne peut, selon son interprétation, être au-dessus de la Constitution.
Paul-Gaspard Ngondankoy appelle également les fidèles catholiques, les chrétiens et les « hommes de bonne volonté » à se mobiliser contre le texte.
Il annonce notamment le lancement d’une pétition visant à s’opposer à la poursuite de son examen au Parlement.
Le député propose par ailleurs que la question soit soumise au peuple par référendum si le Parlement devait poursuivre le processus législatif.
Sa réaction intervient après le dépôt de la proposition de Pacquis Nganini, qui souhaite pour sa part établir un cadre légal plus clair pour l’interruption médicale de grossesse dans certaines situations précises, notamment en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie ou la santé de la femme, ou de grave malformation du fœtus.
Le débat est donc désormais ouvert au Parlement entre, d’une part, les partisans d’un encadrement légal de l’interruption médicale de grossesse et, d’autre part, ceux qui considèrent que cette démarche porte atteinte au droit à la vie.
La suite de la procédure parlementaire devra permettre aux élus d’examiner les fondements juridiques et les conséquences du texte.
