Kinshasa, 1er octobre 2026- Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, conteste la compétence de la Cour de cassation pour juger son proche dans la procédure engagée par son demi-frère, Raphaël Katebe Katoto.
Dans une tribune publiée le 1er octobre, il s’appuie notamment sur les déclarations de Katebe Katoto lors d’un Space sur X, le 29 septembre, selon lesquelles la procédure remonterait à 2024. Kamitatu rappelle que Moïse Katumbi n’exerce plus aucun mandat depuis 2015.
Le dossier trouve son origine dans un différend entre les deux frères autour de plusieurs biens immobiliers et fonciers.
Raphaël Katebe Katoto revendique notamment des droits sur les résidences de Mulonde, Lofoi n°22 et Kashobwe, ainsi que sur les fermes de Futuka et Munguzi. Il a saisi la justice pour faire valoir ses prétentions.
Le Parquet général près la Cour de cassation a demandé en août 2026 la fixation d’une audience dans cette affaire.
Le camp de Moïse Katumbi conteste toutefois la juridiction saisie et soulève également la question de la prescription.
Olivier Kamitatu estime en effet que les faits évoqués remonteraient à 2006 et invoque le délai de prescription de trois ans applicable, selon lui, au stellionat. Il souligne aussi qu’à cette période, Moïse Katumbi n’était pas encore gouverneur du Katanga.
Réagissant à la rencontre entre Félix Tshisekedi et Katebe Katoto, le 27 septembre, Olivier Kamitatu estime que « la proximité du pouvoir ne doit jamais raccourcir le chemin vers une condamnation ».
