Kinshasa, 02 octobre 2026 – Le Conseil de sécurité des Nations unies maintient la pression sur Kigali concernant la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. La résolution 2773, adoptée à l’unanimité en février 2025, exige notamment le retrait immédiat et inconditionnel des forces rwandaises du territoire congolais ainsi que la cessation de tout soutien au M23.
Cette position a été de nouveau mise en avant sous la présidence française du Conseil de sécurité, dirigée en septembre 2026 par l’ambassadeur français auprès de l’ONU, Jérôme Bonnafont. La France avait déjà défendu, lors de l’adoption de la résolution 2773, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC ainsi que le retrait des forces rwandaises.
Le texte onusien demande également au M23 de mettre fin à son offensive et de se retirer des zones qu’il contrôle. Il appelle parallèlement la RDC à poursuivre ses engagements concernant la neutralisation des groupes armés, notamment les FDLR.
À Kinshasa, cette exigence intervient alors que les autorités congolaises continuent de réclamer l’application effective de la résolution 2773. Lors d’une récente séance du Conseil de sécurité, la délégation congolaise a estimé que les obligations liées au retrait des forces rwandaises et à la cessation du soutien au M23 restaient largement inexécutées.
La crise sécuritaire s’accompagne par ailleurs d’une situation humanitaire préoccupante dans l’Est du pays. Les Nations unies soulignent la persistance des affrontements, des déplacements de populations et des besoins humanitaires importants, tandis que la RDC fait également face à une nouvelle flambée d’Ebola.
Alors que les processus de Washington et de Doha sont présentés comme les principales voies diplomatiques pour parvenir à une sortie de crise, l’application concrète des engagements sécuritaires demeure au cœur des discussions internationales.
