Kinshasa, 03 octobre 2026 – L’affaire Virginie Manganga continue de susciter des réactions dans le milieu médiatique et judiciaire en République démocratique du Congo.
Le président de l’UNPC-Kinshasa, Jean-Marie Kassamba, a vivement critiqué la procédure ayant conduit à l’arrestation et à la détention de la journaliste.
Dans une prise de position, Jean-Marie Kassamba met notamment en cause le respect des règles de procédure et estime que certaines dispositions légales n’auraient pas été suffisamment prises en compte dans cette affaire.
Le responsable de l’UNPC-Kinshasa s’en prend également aux propos et à la démarche de Me Dorothée Madiya, avocate de l’artiste Fally Ipupa. Il estime que le rapport entre les acteurs concernés et la presse ne devrait pas se transformer en confrontation.
« Lorsqu’on établit un rapport de force avec la presse, on finit par perdre », a déclaré Jean-Marie Kassamba, dans un message adressé au camp de Fally Ipupa et à son conseil.
Au-delà de cette controverse, le président de l’UNPC-Kinshasa évoque également la connaissance et l’application des textes encadrant la liberté de la presse et les droits des journalistes. Il affirme que certaines dispositions de la législation congolaise, notamment celles issues de la loi du 22 mars 2023 relative à la liberté de la presse, n’auraient pas été suffisamment prises en compte.
Cette affaire relance ainsi le débat sur les rapports entre artistes, avocats et professionnels des médias, mais aussi sur le respect des procédures judiciaires lorsqu’un journaliste est impliqué dans une affaire opposant des personnalités publiques.
Les différentes parties restent désormais attendues sur les suites judiciaires de cette affaire et sur les conditions dans lesquelles la journaliste Virginie Manganga a été interpellée et détenue.
