Kinshasa, 05 octobre 2026- Le Service Géologique National du Congo (SGN-C) sera au cœur de la mise en œuvre du Projet de cartographie géophysique aéroportée et géologique de la RDC (PC2G-RDC), lancé ce lundi à Kinshasa. Son directeur général, Raoul Wazenga, a expliqué que les données recueillies permettront au pays de mieux maîtriser son potentiel minier et géologique et de renforcer sa capacité de négociation avec les investisseurs.
Selon lui, les survols aéroportés constituent une première étape de l’exploration. Ils permettront d’identifier des anomalies géophysiques qui seront ensuite vérifiées par des travaux au sol, notamment en géologie, en géochimie et, à terme, par des forages.
« La géophysique, en fait, ce sont des avions qui vont survoler pour acquérir des données géophysiques. Cela va nous conduire à ce que nous puissions avoir une anomalie », a expliqué Raoul Wazenga.
Le DG du SGN-C précise que les premières données de télédétection pourraient être disponibles dans deux à trois mois, tandis que l’ensemble du projet s’étendra sur 36 mois. Le financement, estimé à environ 187 millions de dollars, est entièrement assuré par l’État congolais.
Pour Raoul Wazenga, cet engagement financier constitue également un enjeu de souveraineté, puisqu’il permet à la RDC de maîtriser les données produites sur son propre patrimoine géologique et de mieux préparer ses négociations avec les partenaires miniers.
« La finalité de ce projet est que le gouvernement de la République démocratique du Congo, quand il va devoir négocier les contrats avec les investisseurs, puisse disposer de données fiables pour l’attraction de ces investisseurs », a-t-il souligné.
Le projet prévoit également un volet consacré à la formation et au transfert de compétences, afin de renforcer les capacités des géologues congolais dans les travaux d’exploration.
