Kinshasa, 06 octobre 2026 – Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement durcit le ton face à la multiplication des accidents fluviaux sur le fleuve Congo. À la suite de deux nouveaux drames survenus à quelques jours d’intervalle, le ministre Jean-Pierre Bemba annonce des poursuites judiciaires contre les personnes dont les responsabilités seraient établies.
Le premier accident s’est produit dans la nuit du 3 au 4 octobre à Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur, où deux baleinières sont entrées en collision. Le bilan provisoire s’est lourdement aggravé : 26 morts ont été recensés, tandis que 82 personnes restent portées disparues. Cinquante-cinq passagers ont, pour leur part, été secourus et évacués vers Lukolela-Centre. Les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.
Le second incident est survenu le 4 octobre au port Général Kalume, à Nganda Musolo, dans l’ouest de Kinshasa. Une barge du bateau Global Express a sombré alors qu’elle effectuait des manœuvres à quai. Plusieurs passagers ont été signalés comme disparus dans les premières heures suivant le naufrage, alors que le bilan définitif devait encore être établi.
Face à cette succession d’accidents, le ministère des Transports réaffirme sa volonté de renforcer l’application des règles de sécurité sur les voies navigables. Parmi les mesures rappelées figurent notamment le port obligatoire des gilets de sauvetage, le respect des limites de tonnage, l’interdiction de la navigation nocturne sans autorisation ainsi que l’interdiction d’embarquer des passagers dans des ports non officiels.
Jean-Pierre Bemba entend également engager la responsabilité des différents acteurs de la chaîne du transport fluvial. Capitaines, propriétaires d’embarcations et responsables chargés du contrôle pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires en cas de manquements avérés à leurs obligations.
À travers cette position, le ministère affirme vouloir instaurer davantage de rigueur dans le secteur et faire du respect des normes de sécurité une exigence incontournable afin de réduire les risques d’accidents et de préserver des vies humaines sur le fleuve Congo.
