Kinshasa, 06 octobre 2026 – Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a réaffirmé les priorités de la République démocratique du Congo dans les processus de paix de Washington et de Doha, appelant notamment à des mesures internationales plus contraignantes contre le Rwanda.
Intervenant sur TV5 Monde, Patrick Muyaya a déclaré que l’objectif principal de Kinshasa dans ces deux processus est de libérer les populations congolaises de ce qu’il qualifie de gouvernance par crimes et de répondre aux urgences humanitaires auxquelles elles sont confrontées.
Le porte-parole du gouvernement a également plaidé pour un renforcement des sanctions internationales. Selon lui, la crédibilité des institutions internationales, notamment celle de l’ONU, passe par des sanctions plus robustes susceptibles, affirme-t-il, de contraindre le président rwandais Paul Kagame, ses troupes et leurs soutiens à quitter le territoire congolais.
Abordant la question du dialogue national, Patrick Muyaya a rejeté l’idée d’un boycott par l’opposition.
« Il n’existe pas de boycott du dialogue national. L’opposition n’a pas de raison d’aller dans la rue », a-t-il affirmé.
Il a notamment évoqué les consultations déjà engagées pour préparer ce rendez-vous. Il a cité la récente démarche d’Anthony Nkinzo, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, auprès de Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO, présentée comme une étape destinée à baliser la voie vers la tenue du dialogue national.
Patrick Muyaya a précisé que ce processus devrait partir de la base pour remonter jusqu’au sommet, dans l’objectif de parvenir à un rendez-vous national.
Sur la situation sanitaire, le porte-parole du gouvernement a indiqué que deux principes guident la riposte contre Ebola : la transparence et le leadership du gouvernement congolais.
Il a fait état d’un certain optimisme fondé sur les progrès enregistrés sur le terrain, notamment en Ituri, tout en appelant à maintenir la vigilance dans le Nord-Kivu, où quelques poches de contamination nécessitent encore une attention particulière.
Patrick Muyaya a par ailleurs salué la solidarité internationale manifestée lors des engagements financiers annoncés à New York, à hauteur de 2,9 milliards de dollars. Il a toutefois appelé les partenaires à faire preuve de transparence et de redevabilité dans la gestion de ces ressources, soulignant qu’elles ne sont pas versées directement au Trésor public.
