Kinshasa, 6 octobre 2026- Didier Kamerhe n’a pas tardé à réagir au communiqué du Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, demandant aux députés nationaux de transmettre les preuves de leurs réalisations dans leurs circonscriptions.
Dans une publication faite ce mardi 6 octobre 2026 sur X, il critique cette démarche et s’interroge sur sa conformité avec les missions constitutionnelles des élus.
« Si ce document est authentique, c’est tout simplement gravissime, d’autant plus que son signataire est un juriste chevronné, un ancien vice-président de la CENI et de surcroît plusieurs fois parlementaire, censé donc être un gardien exemplaire des textes », écrit Didier Kamerhe.
Il rappelle ensuite ce qu’il considère comme les principales prérogatives des députés.
« Leurs prérogatives constitutionnelles, définies à l’article 100 de notre Constitution, se limitent strictement à voter les lois et à contrôler le Gouvernement, les entreprises publiques ainsi que les services publics. »
« Vous contrôlez, Monsieur l’Honorable Professeur, mais vous n’exécutez pas ! », insiste-t-il.
Pour Didier Kamerhe, l’exécution des projets publics relève plutôt du pouvoir exécutif. « Le Gouvernement central, sous l’égide de la Première ministre et du Ministère du Plan, est l’unique et seul maître d’ouvrage de l’action publique ! », affirme-t-il.
Il estime ainsi que « demander aux députés un rapport d’exécution d’ouvrages publics relève non seulement d’une “confusion totale” de leur mandat ».
Didier Kamerhe appelle plutôt les élus à rendre compte du contrôle exercé sur les projets publics dans leurs circonscriptions, notamment dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T).
« Ce que le peuple congolais attend de vous, élus du peuple de cette législature, est que vous nous rendiez des comptes sur le contrôle de l’exécution des ouvrages publics dans le cadre du projet des 145 territoires (PDL-145T) dans chacune de vos circonscriptions », écrit-il.
