Kinshasa, 11 octobre 2026 – Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Me Christian Bosembe, annonce des mesures d’envergure contre les journalistes et les médias qui banalisent ou légitiment des discours portant atteinte à la cohésion nationale et susceptibles d’encourager la rébellion en République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X, le responsable du régulateur des médias dénonce les dérives observées dans certaines émissions et publications journalistiques. Il estime que certains propos diffusés dans l’espace médiatique dépassent les limites de la liberté d’expression et pourraient constituer des violations graves de la législation congolaise.
« C’est avec consternation que je suis les propos ainsi que les publications de certains journalistes et les dérives de certains plateaux de télévision qui s’offrent à banaliser, voire à légitimer, des discours portant atteinte à la cohésion nationale, encourageant la rébellion ou justifiant des entreprises criminelles », écrit Christian Bosembe.
Le président du CSAC met particulièrement en garde contre la promotion de discours qu’il assimile à l’apologie du terrorisme, à l’incitation à l’insurrection ou à la mutinerie, ainsi qu’aux appels à la désobéissance militaire et au soutien à des mouvements rebelles.
Pour Christian Bosembe, la liberté d’expression ne saurait servir de justification à des pratiques susceptibles de compromettre la sécurité nationale et l’intégrité territoriale du pays.
« La sécurité de l’État, l’intégrité territoriale et la cohésion de nos forces de défense ne sont pas négociables », insiste-t-il.
Dans la foulée, le président du régulateur annonce le lancement d’actions d’envergure à partir de la semaine prochaine, tout en affirmant que celles-ci seront menées dans le respect des lois de la République.
« Dès la semaine prochaine, des actions d’envergure seront engagées, dans le strict respect des lois de la République, contre ces dérives », prévient-il.
Cette annonce remet au centre du débat la responsabilité des professionnels des médias dans le traitement des questions liées à la sécurité nationale et au conflit dans l’Est de la RDC.
Si le CSAC entend lutter contre les contenus susceptibles de promouvoir la violence ou de soutenir des groupes armés, la mise en œuvre des mesures annoncées sera également observée au regard des garanties légales encadrant la liberté de la presse et la liberté d’expression.
Pour l’heure, Christian Bosembe n’a pas précisé les médias ou les journalistes qui seraient visés par ces actions, ni la nature exacte des mesures envisagées.
