Kinshasa, 10 octobre 2026 – Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), Augustin Kabuya, a vivement réagi à la récente sortie médiatique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, qu’il considère comme un non-événement.
S’exprimant lors de la matinée politique organisée ce samedi 10 octobre au siège de l’UDPS, à Kinshasa, Augustin Kabuya a rejeté les critiques formulées par l’ancien chef de l’État sur la situation du pays. Il a, au contraire, mis en cause le bilan des 18 années de pouvoir de Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir contribué à la dégradation de la situation nationale.
Pour le secrétaire général du parti présidentiel, les critiques de l’ancien président manquent de crédibilité au regard de son propre bilan à la tête de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, Augustin Kabuya a opposé la gestion de Joseph Kabila à celle de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il estime que, contrairement à son prédécesseur, le président actuel s’emploie à développer le pays malgré la persistance de la guerre dans l’Est de la RDC.
Le responsable de l’UDPS a également accusé l’ancien régime d’avoir laissé les finances publiques dans une situation difficile à la fin de son mandat.
Augustin Kabuya a par ailleurs formulé de graves accusations contre Joseph Kabila, qu’il tient pour responsable de la mort de journalistes et de cadres politiques de l’opposition durant ses années au pouvoir.
Ces accusations s’ajoutent à ses critiques sur la gestion des finances publiques et sur le bilan politique de l’ancien chef de l’État. Elles illustrent la profondeur du désaccord entre le camp présidentiel et les partisans de Joseph Kabila sur l’héritage de son passage à la tête du pays.
La sortie d’Augustin Kabuya constitue ainsi une réponse directe au discours de l’ancien président, qui a récemment dressé un tableau critique de la situation de la RDC et appelé au rassemblement des Congolais.
Cette confrontation verbale relance le débat sur les bilans des deux régimes, alors que les questions de gouvernance, de sécurité et de souveraineté nationale demeurent au cœur des discussions politiques en République démocratique du Congo.
