Kinshasa, 16 octobre 2026 – La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a exprimé son étonnement à la suite des perquisitions menées mercredi 14 octobre 2026 par la justice belge dans la résidence familiale en Belgique.
Dans un communiqué transmis par ses avocats et relayé par l’agence Belga, jeudi 15 octobre, elle rejette les accusations visant sa personne et plusieurs membres de sa famille, tout en affirmant sa volonté de collaborer avec les autorités judiciaires.
Par l’intermédiaire de ses avocats, l’épouse du président Félix Tshisekedi conteste fermement les griefs qui lui sont imputés. Elle assure néanmoins qu’elle coopérera pleinement avec les enquêteurs dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.
Les opérations de perquisition ont été menées simultanément à Bruxelles ainsi que dans les provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une instruction pour blanchiment d’argent ouverte à la suite de plaintes déposées en juillet 2025 par les avocats Bernard et Brieuc Maingain.
Ces plaintes ont été introduites au nom d’organisations non gouvernementales du Katanga et d’anciens directeurs de la Gécamines, l’entreprise publique congolaise spécialisée dans l’exploitation minière.
Au total, neuf proches du chef de l’État congolais sont soupçonnés d’être impliqués dans des opérations liées à des contrats de sous-traitance portant sur les résidus miniers dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
À ce stade, les faits évoqués relèvent d’une enquête judiciaire. Les soupçons formulés à l’encontre des personnes concernées ne constituent pas, en eux-mêmes, une preuve de culpabilité.
La procédure belge devra permettre d’examiner les éléments soumis à la justice et de déterminer les éventuelles responsabilités dans ce dossier. Denise Nyakeru, pour sa part, conteste les accusations et affirme être disposée à coopérer avec les enquêteurs.
