Kolwezi, 20 octobre 2026- Les manifestations des creuseurs artisanaux paralysent les activités minières, commerciales et scolaires dans plusieurs quartiers de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, depuis lundi.
Le mouvement de protestation s’est poursuivi ce mardi, avec des barricades sur plusieurs axes routiers, des pneus brûlés et des actes de vandalisme visant des commerces et des véhicules.
En colère contre les difficultés d’écoulement de leurs produits miniers, des centaines de manifestants ont investi les rues des quartiers UCK, Luilu et Kapata. Des coups de feu ont également été entendus à proximité du centre-ville lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, notamment à l’entrée de la société Kamoto Copper Company (KCC).
Les manifestants dénoncent les contrôles et la fermeture de certains centres de traitement et comptoirs d’achat de minerais exploités par des ressortissants chinois. Ils estiment que ces mesures compliquent la commercialisation de leurs produits et réclament la mise en place effective des 33 zones d’exploitation artisanale annoncées par le gouvernement.
Selon la société civile locale, au moins une dizaine de véhicules, dont sept camions chargés de minerais, auraient été incendiés lundi sur l’axe Kasulo-Luilu. D’autres véhicules ont été saccagés et des passagers blessés, selon la même source.
Ces tensions interviennent dans un contexte marqué par l’expulsion, dimanche, de 114 ressortissants chinois et philippins en situation irrégulière en République démocratique du Congo. Parmi eux, 70 provenaient de Kolwezi, dans le Lualaba, et 44 de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Certains étaient notamment mis en cause pour des activités irrégulières liées à l’achat de produits miniers.
Le dernier groupe de 24 ressortissants a quitté Lubumbashi à bord d’un vol régulier d’Ethiopian Airlines au départ de l’aéroport international de la Luano.
La poursuite de ces manifestations perturbe ainsi le fonctionnement de plusieurs secteurs de la vie quotidienne à Kolwezi, tandis que les creuseurs artisanaux maintiennent leurs revendications concernant la commercialisation des minerais et l’ouverture effective des zones d’exploitation artisanale annoncées par les autorités.
