Kinshasa, 30 octobre 2026 – La délégation de la Coalition des forces politiques et sociales de l’opposition, C64, n’a pas été reçue par le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, lors de sa mission à Bruxelles.
Ce rendez-vous manqué intervient alors que les opposants congolais cherchent à obtenir un soutien diplomatique à leur initiative en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Le jeudi 29 octobre, les représentants de la C64 se sont rendus au Service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’organe diplomatique de l’Union européenne, afin de présenter les conclusions de leur récente démarche politique et de solliciter l’accompagnement de la diplomatie européenne dans la recherche d’une solution à la crise congolaise.
À l’issue de cette démarche, la délégation n’a toutefois pas obtenu de rencontre avec le chef de la diplomatie belge. Une situation sur laquelle Martin Fayulu, membre de la délégation, n’a pas avancé d’explication précise.
« Je pense que la Belgique a ses raisons. Il faut poser la question à M. Prévot », a déclaré l’opposant congolais, interrogé sur l’absence de rencontre avec le responsable belge.
Cette démarche diplomatique s’inscrit dans le prolongement du conclave de Rome, au cours duquel la C64 a réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution visant à prolonger le mandat présidentiel ou à instaurer un troisième mandat. La coalition plaide notamment pour un dialogue national inclusif réunissant les différentes forces politiques et sociales du pays.
La C64 entend ainsi internationaliser son plaidoyer en faveur de ce dialogue, en mobilisant les partenaires extérieurs de la RDC, notamment l’Union européenne et les pays européens susceptibles d’accompagner une initiative de concertation nationale.
