Kinshasa, 31 octobre- L’organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) affirme que des milliers de soldats rwandais ont combattu aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo depuis la résurgence de ce groupe armé fin 2021.
Dans sa récente déclaration, l’organisation souligne également que l’armée rwandaise a apporté au M23 un important soutien logistique et matériel, contribuant ainsi aux opérations militaires de cette rébellion dans les provinces de l’Est de la RDC.
HRW rappelle que le Trésor américain, en annonçant de nouvelles sanctions, a notamment mis en avant les graves violations des droits humains imputées au M23. Celles-ci comprennent des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles, des recrutements et travaux forcés, des détentions illégales, des déplacements forcés de populations ainsi que des actes de torture et d’autres violences physiques dans les territoires sous son contrôle.
Toutefois, l’organisation estime que les sanctions internationales, à elles seules, ne permettront pas de protéger les populations civiles. Elle appelle à les accompagner de mesures concrètes destinées à mettre fin aux exactions et à garantir la protection des personnes vivant dans les zones affectées par le conflit.
S’appuyant sur les conclusions des Nations unies, HRW indique que le M23 a été identifié comme le principal auteur des violations des droits humains documentées en 2025, l’armée congolaise arrivant en deuxième position.
L’organisation insiste ainsi sur la nécessité de dépasser les mesures financières et diplomatiques pour obtenir des actions concrètes contre les auteurs de violations des droits humains dans l’est de la RDC.
