Kinshasa, 06 décembre 2025- Le rappeur français d’origine congolaise, Youssoupha Mabiki, a créé la surprise samedi soir lors de son concert à La Villette (Zénith de Paris). Très attaché à la RDC, le « lyriciste bantou » n’a pas hésité à interpeller frontalement les autorités congolaises devant un public médusé.
Au cœur de son intervention, une phrase a immédiatement enflammé les réseaux sociaux : « Paul Kagame, il faut le condamner. Mais il faut reconnaître que ceux qui dirigent le Congo n’aiment ni le Congo ni les Congolais. »
Ce propos rare et explosif a été prononcé dans un contexte où toute critique du régime de Félix Tshisekedi est souvent qualifiée de « trahison », « infiltration » ou d’alignement sur les positions rwandaises.
Après Damso, The Prim’s Parolier rejoint donc la liste de plus en plus audible des grandes figures culturelles congolaises qui refusent de se taire face à ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gouvernance en RDC. Cette prise de position pourrait avoir des répercussions dans le débat politique et dans le rapport entre diaspora, culture et pouvoir.
