Kinshasa, 27 avril 2026-Alors que la tendance nationale affiche un léger recul, la situation reste alarmante dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, 215 cas suspects de choléra ont été enregistrés en une semaine dans le Nord-Kivu, faisant de cette province l’épicentre actuel de la maladie.
Cette résurgence intervient dans un environnement particulièrement instable.
À en croire les autorités sanitaires, l’occupation de plusieurs zones par la coalition rebelle M23-RDF entrave considérablement les opérations de riposte. L’acheminement des intrants médicaux devient difficile, tandis que l’accès des populations aux structures de soins reste fortement compromis.
En contraste, d’autres régions du pays, notamment Kinshasa, enregistrent une amélioration des indicateurs, avec une baisse notable des cas et l’absence récente de décès liés au choléra. Une évolution encourageante, mais qui ne suffit pas à dissiper les inquiétudes à l’échelle nationale.
D’après les experts, dont ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le risque d’aggravation demeure élevé dans les zones enclavées et affectées par les conflits armés.
La fragilité des infrastructures sanitaires, combinée aux déplacements de populations, favorise la propagation de la maladie.
Face à cette situation, la riposte s’oriente vers un renforcement des interventions communautaires et une intensification urgente de l’accès aux soins dans les territoires les plus touchés. Les autorités appellent à une mobilisation accrue pour contenir l’épidémie avant une éventuelle recrudescence.
