Kinshasa, 10 janvier 2025- La capitale burundaise, Bujumbura, a accueilli le 9 janvier une mission officielle venue de la RDC. Cette délégation gouvernementale comprend notamment la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Eve Bzaiba, ainsi que Crispin Mbadu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, responsable de la Francophonie et de la diaspora congolaise. Leur déplacement s’inscrit dans un contexte marqué par l’afflux massif de réfugiés congolais ayant fui les violences opposant l’AFC/M23 aux Wazalendo.
Selon les autorités congolaises, la situation humanitaire concerne un nombre particulièrement élevé de déplacés. « Nous avons plus de 100 000 Congolais qui sont ici, d’abord dans ce site de transit, ensuite dans les camps où ils ont été rassemblés », a déclaré Eve Bazaiba, soulignant l’ampleur des besoins sur place.
La mission dépêchée à Bujumbura ne s’est pas limitée à une simple prise de contact. D’après la ministre d’État, une assistance humanitaire a été acheminée au profit des réfugiés, dans le but de répondre aux urgences sanitaires et sociales auxquelles ils font face depuis leur arrivée au Burundi.
Les autorités congolaises ont également présenté les grandes lignes de l’aide envisagée. « Nous avons quelques tonnes de médicaments. Nous avons prévu la construction de hangars collectifs, plutôt que des abris individuels. L’idée est de regrouper les femmes avec enfants d’un côté, et les hommes de l’autre. Cela pourrait peut-être aider », a précisé Eve Bazaiba, mettant en avant une organisation pensée pour améliorer la prise en charge des réfugiés.
Le lendemain, le 10 janvier, la délégation s’est rendue sur le terrain, notamment au camp de Munigi, qui accueille depuis plusieurs mois des réfugiés congolais ayant fui les combats dans l’est de la RDC. Cette visite visait à évaluer directement les conditions de vie dans le camp.
Avant l’arrivée de la ministre d’État, les autorités avaient procédé à une opération d’identification des réfugiés répartis dans différents camps du Burundi. Cette étape préalable devait permettre de mieux structurer l’assistance et d’adapter les réponses humanitaires aux besoins recensés.
