Kinshasa, 14 février 2026- Les travaux de construction de la route stratégique de 223 kilomètres dans l’Est de la République démocratique du Congo par le Rwanda, se poursuivent sans désespéré.
Malgré un chantier difficile, marqué par des contraintes techniques et un terrain souvent complexe, le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni insiste pour que ce projet soit mené à terme, convaincu qu’il représente un levier majeur pour dynamiser le commerce régional.
Cette infrastructure routière s’inscrit dans une stratégie économique claire : renforcer l’accès aux marchés congolais, devenus essentiels pour les exportations ougandaises.
En janvier 2026, la RDC s’est imposée comme le premier consommateur africain des produits en provenance de l’Ouganda, avec des exportations estimées à 625 millions de dollars.
Le Kenya arrive en deuxième position avec 592 millions de dollars, tandis que le Soudan du Sud recule à la troisième place avec 492 millions de dollars.
Cette progression spectaculaire du marché congolais confirme l’importance croissante de la RDC dans les échanges commerciaux de la sous-région.
Les provinces orientales, en particulier, constituent un débouché majeur pour les produits manufacturés ougandais, allant des denrées alimentaires aux biens de consommation courante, en passant par les matériaux de construction.
L’amélioration du réseau routier devrait permettre de réduire considérablement les coûts de transport, de fluidifier la circulation des marchandises et de faciliter l’intégration économique entre les deux pays.
Jusqu’ici, l’état des routes dans cette partie du Congo a souvent ralenti le commerce formel, obligeant de nombreux opérateurs à recourir à des circuits informels ou à supporter des délais importants.
Avec l’achèvement de cette route de 223 kilomètres, Kampala ambitionne de franchir un cap décisif.
L’Ouganda espère atteindre jusqu’à 2 milliards de dollars de revenus annuels grâce à ses échanges avec la RDC et la République centrafricaine, élargissant ainsi son influence économique au cœur de l’Afrique centrale.
Au-delà de l’aspect commercial, ce projet routier symbolise une volonté de transformation régionale, où les infrastructures deviennent un outil central pour stimuler la croissance, renforcer les échanges transfrontaliers et repositionner la RDC comme un acteur incontournable du marché régional.
