Kinshasa, 25 février 2026-La situation sécuritaire reste tendue dans le sud du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où les affrontements entre la coalition gouvernementale et les forces rebelles de l’AFC/M23 se sont intensifiés ces derniers jours.
Après la prise du village de Mahanga, dans le groupement Nyamaboko 1, les forces gouvernementales, soutenues par les Wazalendo, ont poursuivi leur avancée, rapporte Actualité.cd.
Ce mercredi 25 février, elles ont repris le contrôle des villages de Kazinga et Ndete, situés dans le même groupement, en secteur d’Osso Banyungu.
Selon des sources locales, les combats ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi lorsque l’armée a lancé une offensive coordonnée contre les positions rebelles. Après plusieurs heures d’affrontements, Kazinga et Ndete, considérés comme des bastions importants de l’AFC/M23, sont tombés aux mains des forces loyalistes.
Cette perte affaiblit considérablement les positions des rebelles dans cette zone stratégique, où les lignes de front restent instables. Des poches de résistance pourraient persister dans les collines environnantes, laissant craindre de nouveaux combats.
Sur le plan humanitaire, la situation est alarmante.
De nombreux habitants de Kazinga et Ndete avaient déjà quitté leurs villages lors de la chute de Mahanga, anticipant l’intensification des combats. Avec l’avancée des forces gouvernementales, plusieurs familles se sont réfugiées en brousse, abandonnant leurs biens et récoltes.
Ces déplacés se trouvent actuellement à la belle étoile, sans accès à l’eau potable, à la nourriture ni aux soins médicaux. Les conditions de vie se détériorent rapidement, affectant particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Des organisations locales appellent à une intervention humanitaire urgente pour venir en aide à ces populations vulnérables.
La reprise successive de Mahanga, puis de Kazinga et Ndete, reflète un changement rapide du rapport de force dans le sud de Masisi. Néanmoins, l’absence de stabilité durable et la menace de représailles maintiennent les civils dans un état d’insécurité permanent.
Pour les habitants de Nyamaboko 1, la vie quotidienne continue d’être profondément perturbée par un conflit qui ne semble pas vouloir s’éteindre.
