Kinshasa, 12 mars 2026- Les Nations unies ont réagi officiellement à l’explosion meurtrière survenue mercredi matin à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié le 11 mars 2026, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC et chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), Bruno Lemarquis, a condamné avec fermeté l’escalade de la violence observée dans la ville.
Selon la MONUSCO, l’attaque, marquée notamment par l’utilisation de drones d’attaque, a entraîné la mort d’un membre du personnel des Nations unies ainsi que de deux civils, tout en causant des dommages à plusieurs habitations civiles.
« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaque qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a déclaré Bruno Lemarquis.
Le chef par intérim de la MONUSCO a également présenté ses condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de la victime issue du personnel des Nations unies, ainsi qu’aux familles des autres civils tués lors de l’incident. Il a salué le dévouement et le professionnalisme du personnel onusien engagé au service du peuple congolais et exprimé la solidarité de l’organisation envers toutes les personnes affectées par cet acte de violence.
Dans son message, Bruno Lemarquis a rappelé que les attaques visant le personnel des Nations unies pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale.
Il a également appelé toutes les parties au conflit à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment les principes de distinction et de protection des civils.
Le responsable onusien a en outre plaidé pour qu’une enquête rapide, indépendante et crédible soit menée afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette attaque et d’identifier les responsables.
« Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences, à respecter le cessez-le-feu et à privilégier la voie de la solution politique et du dialogue afin de protéger les populations civiles », a-t-il ajouté.
Cet incident intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la RDC.
Dans la matinée de mercredi, une explosion a frappé une résidence à Goma, près de la frontière avec la ville rwandaise de Gisenyi. L’attaque a fait trois morts, dont une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, et causé d’importants dégâts matériels.
Les circonstances exactes de cette explosion restent encore à établir, alors que des enquêtes sont en cours pour déterminer l’origine de l’attaque et les responsabilités.
