Kinshasa, 19 mars 2026- La pression politique continue de s’intensifier autour de Modeste Bahati Lukwebo, désormais également désavoué par les députés nationaux de son propre regroupement politique, l’AFDC-A.
Dans une déclaration officielle lue par le député Patrick Munyomo, les élus du groupe parlementaire AFDC-A ont tenu à se démarquer clairement des propos tenus par leur autorité morale sur la révision constitutionnelle.
« Les députés nationaux du Groupe parlementaire AFDC-A tiennent à préciser que ces propos n’engagent que leur auteur et ne reflètent en rien la position officielle de nos élus », ont-ils affirmé.
Dans la foulée, ces députés ont réitéré leur appartenance à l’Union sacrée de la nation ainsi que leur fidélité au président de la République, Félix Tshisekedi, marquant ainsi une prise de distance nette avec la position défendue par Bahati Lukwebo.
Cette nouvelle réaction intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par la polémique née des déclarations de Modeste Bahati Lukwebo contre la révision de la Constitution. Ses propos avaient suscité une vague de critiques au sein de la majorité, conduisant notamment à l’initiation d’une pétition au Sénat par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.
Malgré ses excuses publiques et sa réaffirmation de loyauté envers le chef de l’État, la pression politique n’a cessé de croître, aboutissant au dépôt officiel de la pétition, puis à sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat.
Avec ce désaveu venu de son propre camp, l’ancien président du Sénat se retrouve davantage isolé sur la scène politique, dans une affaire qui illustre les profondes divisions autour du débat sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.
