Kinshasa, 9 avril 2026- Une nouvelle vague de redditions a été enregistrée dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où 11 combattants issus de la coalition rebelle M23/AFC/Twirwaneho se sont rendus, mardi 7 avril 2026, aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Ces éléments ont été accueillis par les unités du bataillon d’infanterie avancée « Foudre » dans le village de Mikenge, situé sur l’axe stratégique de Minembwe Nord. Malgré de fortes pluies, les militaires congolais ont procédé à leur réception avant leur prise en charge.
Les ex-combattants ont ensuite été entendus par le commandant du bataillon, le major DEM Alutaka, dans le cadre du processus de désengagement et de collecte d’informations.
Cette reddition intervient seulement deux jours après un précédent cas similaire impliquant treize autres combattants des mêmes groupes armés.
Ces derniers avaient également été accueillis par les FARDC puis présentés au colonel Mpanga Banze Guilly, chef T3 du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, chargé des opérations dans cette partie du territoire.
Selon des sources militaires, plusieurs des combattants ayant récemment fait défection sont des mineurs, âgés entre 14 et 16 ans. Leur présence au sein de ces groupes armés serait le résultat d’un enrôlement forcé, une pratique largement condamnée par la communauté internationale.
Le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés constituent une violation grave du droit international humanitaire ainsi que des conventions internationales relatives à la protection de l’enfant. Ces nouvelles redditions mettent ainsi en lumière non seulement la fragilité des groupes armés actifs dans la région, mais également l’ampleur des abus commis, notamment contre les plus vulnérables.
Dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la RDC, ces défections successives pourraient traduire un affaiblissement progressif de certaines factions armées, tout en renforçant les efforts des FARDC dans la stabilisation de la zone.
