Kinshasa, 11 avril 2026- Le gouvernement de la République démocratique du Congo durcit le ton face à l’insécurité. Lors de la 85ème réunion du Conseil des ministres, une série de mesures jugées « urgentes, pragmatiques et immédiatement applicables » a été adoptée, parmi lesquelles l’identification obligatoire des abonnés pour toute acquisition de carte SIM.
Selon le compte rendu officiel signé par Patrick Muyaya, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a présenté ces mesures visant à renforcer la traçabilité des communications dans le pays. Cette décision fait suite à une séance de travail réunissant les services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’ARPTC ainsi que les opérateurs de télécommunications.
Au cœur de cette réforme, le gouvernement entend imposer des exigences strictes et obligatoires d’identification des utilisateurs de cartes SIM. L’objectif est clair : limiter l’anonymat qui facilite l’organisation et l’exécution d’actes criminels à travers les réseaux de communication.
D’après le vice-Premier ministre de l’Intérieur, les analyses menées par ses services révèlent un recours massif aux services de télécommunication par les auteurs d’infractions. Ces derniers utiliseraient notamment des cartes SIM non identifiées ou enregistrées sous de fausses identités pour échapper aux enquêtes.
Face à ce constat, les autorités congolaises veulent renforcer le contrôle du secteur des télécoms en instaurant des mécanismes plus rigoureux d’enregistrement des abonnés. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de sécurisation du territoire et de modernisation des outils de lutte contre la criminalité.
Le gouvernement espère ainsi améliorer l’efficacité des enquêtes judiciaires et permettre aux services de sécurité de mieux tracer les communications suspectes.
