Kinshasa, 6 avril 2026- Un retrait des troupes rwandaises (RDF) a été observé ce mercredi matin à Kabare, dans la province du Sud-Kivu, mettant fin à plusieurs mois de présence armée autour de la maison royale. L’information, rapportée par des habitants vivant à proximité du site, fait état d’un départ des éléments qui contrôlaient la zone depuis une longue période.
Sur place, le changement a été immédiat. Des scènes de liesse ont été signalées dans plusieurs quartiers, où des habitants sont descendus dans les rues pour célébrer ce qu’ils considèrent comme la fin d’une occupation éprouvante. Cette réaction traduit le poids des mois passés sous tension, marqués par la peur et l’incertitude quotidienne.
Au-delà du soulagement, la population a également exprimé son ras-le-bol face aux nombreuses exactions subies. Plusieurs témoignages évoquent des abus répétés qui ont profondément affecté les conditions de vie des civils, entre restrictions, violences et pressions diverses.
Ce retrait intervient dans un contexte régional marqué par des mouvements similaires.
Ces derniers jours, au Nord-Kivu, notamment dans le territoire de Lubero, les rebelles du M23, appuyés par des éléments des RDF, se sont retirés de plusieurs localités telles que Kitsumbiro, Kipese, Lunyasenge, Bukununu, Musiya et Katondi. Toutefois, certaines zones comme Mpeti restent encore sous leur présence, maintenant un climat d’incertitude sécuritaire.
À Kabare comme dans d’autres zones concernées, l’absence de communication officielle des autorités congolaises et rwandaises entretient le flou autour de ces retraits. Si les populations espèrent un retour durable à la paix, beaucoup restent prudentes, conscientes de la fragilité de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
