Kinshasa, 11 avril 2026- Le président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo Mafo, est monté au créneau avec fermeté contre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila pour son choix de la rébellion.
Dans une déclaration au ton particulièrement incisif, Patrick Katengo Mafo a estimé que Joseph Kabila devra « regretter amèrement » toute implication, directe ou indirecte dans le mouvement rebelle M23/AFC opérant dans l’Est du pays.
Ce dernier s’est appuyé sur une sortie médiatique du président rwandais Paul Kagame pour étayer ses attaques contre Joseph Kabila. Il indique que Paul Kagame avait clairement évoqué la présence et le rôle de l’ancien président congolais dans la crise actuelle dans l’Est. « Paul Kagame lui-même l’a confirmé à Jeune Afrique : Joseph Kabila vit à Goma et il est impliqué dans la rébellion. Ce ne sont plus des suppositions, Kabila regrettera de s’être allié au mouvement rebelle ou de le créer », a déclaré Patrick Katengo Mafo dénonçant ce qu’il considère de haute trahison.
Le jeûne entrepreneur, Patrick Katengo a poursuivi en affirmant que « le Congo ne peut pas continuer à être pris en otage par des ambitions personnelles déguisées en stratégies politiques ». Pour lui, toute tentative de déstabilisation, d’où qu’elle vienne, doit être combattue avec la plus grande fermeté.
Il a tout de même appelé le gouvernement de la RDC à prendre des mesures strictes afin d’empêcher tout retour aux affaires de Joseph Kabila. « Il est temps de protéger les institutions de la République contre ceux qui ont déjà eu leur chance et qui choisissent aujourd’hui des voies obscures pour revenir au pouvoir », a-t-il martelé.
Ce positionnement de Patrick Katengo Mafo contre Joseph Kabila est perçu comme un fait rare, voire inédit, dans l’espace du Katanga, où l’ancien chef de l’État conserve encore quelques partisans.
Très peu de voix osent s’attaquer frontalement à son héritage ou à son rôle supposé dans la crise actuelle, par crainte de représailles. En brisant ce silence, Patrick Katengo se distingue ainsi par un discours jugé audacieux, assumant un ton de confrontation directe dans un contexte où beaucoup jouent à l’hypocrisie et préfèrent la réserve ou l’équilibre des positions.
