Kinshasa, 19 avril 2026- Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril 2026, de violents bombardements ont touché les villages de Mikenge, Kalingi et Point Zéro, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, faisant au moins 8 morts civils et une douzaine de blessés selon plusieurs sources locales.
Au Sud-Kivu, ces tirs qui ont débuté vers 22h30 se seraient poursuivis jusqu’au petit matin du dimanche, provoquant également d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de plusieurs habitations et le déplacement de familles entières vers des zones jugées plus sûres.
Des témoins, parmi lesquels des habitants et des acteurs de la société civile locale, attribuent ces frappes à des opérations impliquant des drones de type TB2, évoquant une implication du Rwanda aux côtés de la coalition AFC/M23-Twirwaneho. Ces accusations, non confirmées de manière indépendante à ce stade, ravivent les tensions déjà vives dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Ces incidents interviennent alors que le processus de mise en œuvre du protocole de désescalade et des engagements de paix entre Kinshasa et le M23 est déjà sous pression.
Plusieurs observateurs locaux estiment que la poursuite des affrontements dans certaines zones du Sud-Kivu et du Nord-Kivu fragilise davantage les efforts diplomatiques en cours, malgré les engagements pris dans les cadres régionaux et internationaux visant à faire taire les armes.
Sur le terrain, la situation reste tendue et les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux affrontements récurrents, dans un climat où les appels au respect des accords peinent à se traduire en baisse effective des violences.
