Kinshasa, 20 avril 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo annoncent que des frappes de drones attribuées à la coalition RDF/AFC-M23 ont visé des positions militaires et des zones civiles dans les Hauts Plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu, causant des pertes humaines.
Réagissant à ces événements survenus au lendemain de la 9ᵉ session des pourparlers de Montreux, l’armée congolaise dénonce une nouvelle violation des engagements de paix par la partie adverse.
Dans un communiqué de presse n°08 publié par les Forces armées de la République démocratique du Congo, l’état-major général affirme que les frappes ont été menées dans la soirée du samedi 18 avril 2026.
Selon ce document officiel, les drones de la coalition RDF-AFC/M23 ont ciblé non seulement les positions des FARDC à Mikenge et Kakenge, mais également des zones habitées par des populations civiles, notamment au Point Zéro.
Le bilan provisoire communiqué fait état de quatre civils tués et de huit blessés, en majorité des femmes et des enfants. L’armée congolaise évoque des actes ayant semé « la mort et la désolation » dans cette partie du territoire de Minembwe, déjà marquée par une insécurité persistante.
Condamnant avec fermeté ce qu’elle qualifie d’« attitude belliqueuse » de l’armée rwandaise et de ses alliés, les FARDC présentent leurs condoléances aux familles endeuillées et expriment leur compassion aux blessés.
Le communiqué insiste sur la gravité de ces frappes intervenues dans un contexte de discussions censées consolider un accord de paix.
En outre, l’armée congolaise affirme se réserver le droit de prendre « toute mesure appropriée » et de mener les ripostes nécessaires afin de garantir la protection des populations civiles, conformément à sa mission régalienne. Ce communiqué est signé à Kinshasa, le 19 avril 2026, par le lieutenant-colonel Mongbahazukay Mak, porte-parole ad intérim des FARDC.
